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GiFi : l'enseigne demande son placement en redressement judiciaire

Mercredi 21 octobre 2026 · 4 sources · 12 min de lecture

Rayon de jouets et d'articles à bas prix dans un magasin Gifi (illustration)
Rayon de jouets et d'articles à bas prix dans un magasin Gifi (illustration)© Lionel Allorge · CC BY-SA 3.0

6 000

salariés en France

513

magasins selon l'AFP

~30

magasins à céder à Grand Frais

CE QUI S'EST PASSÉ

Mardi 20 octobre, l'enseigne de bazar GiFi a annoncé à ses salariés qu'elle demandait l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, selon l'AFP. La demande sera portée devant le tribunal de commerce de Toulouse. L'entreprise emploie environ 6 000 personnes en France et compte plus de 500 magasins (513 selon une dépêche reprise par 20 Minutes). Son siège est à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), où GiFi est le premier employeur privé, avec 600 salariés au siège. Son président du directoire, Patrick Puy, quatrième dirigeant en deux ans, affirme que la procédure n'entraîne pas par elle-même de conséquence immédiate sur l'emploi et qu'aucun plan de sauvegarde de l'emploi n'est engagé à ce stade. Les causes évoquées sont un changement de système informatique raté en 2023, la concurrence d'Action, de Maxibazar et de Temu, et une trésorerie très dégradée. GiFi s'est rapprochée de Grand Frais, à qui elle doit céder une trentaine de magasins. Un projet de réduction des effectifs de 5 % avait été envisagé en 2025, puis interrompu.

L'ÉCLAIRAGE

Que change un redressement judiciaire pour une enseigne comme GiFi ?

Une entreprise qui ne peut plus payer ses dettes avec son argent disponible est en cessation de paiements et doit en informer le tribunal de commerce. Le tribunal peut alors ouvrir un redressement judiciaire : une période dite d'observation, pendant laquelle l'activité continue, les dettes passées sont gelées et un plan est cherché (réduction des coûts, cessions, nouveaux financements). Si aucune poursuite d'activité n'est possible, le tribunal peut prononcer une liquidation judiciaire, qui met fin à l'activité. Ouvrir un redressement ne ferme donc pas les magasins par elle-même.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Pour les salariés, les contrats de travail sont inchangés à ce stade, selon la direction. Pour les fournisseurs, les créances antérieures à l'ouverture de la procédure sont à déclarer.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Le tribunal de commerce de Toulouse doit se prononcer sur l'ouverture de la procédure

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