Dimanche 25 octobre 2026
L'édition politique, à écouter.
Léa et Paul reprennent les sujets du jour, sans prérequis. Le texte n'utilise que les faits vérifiés et sourcés des éditions écrites.
Éclairage politique, dimanche 25 octobre 2026
DANS CET ÉPISODE
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Léa : Bonjour, c'est Éclairage politique, dimanche vingt-cinq octobre. Moi, c'est Léa.
Paul : Et moi Paul. Trois sujets aujourd'hui, et on commence par un score qui interpelle : quatre-vingt-dix-huit virgule quatre-vingt-dix-huit pour cent.
Léa : Quatre-vingt-dix-huit virgule quatre-vingt-dix-huit ? Pour qui ?
Paul : Pour Jordan Bardella, réélu hier à la présidence du Rassemblement national, le RN, lors du congrès d'Orléans.
Léa : Un score pareil, c'est qu'il n'y avait pas de concurrent.
Paul : Exactement. Il était le seul candidat. Il a recueilli soixante-quinze mille quatre cent quatre-vingt-dix-sept voix, contre sept cent soixante-dix-neuf bulletins blancs. La participation est proche de soixante-huit pour cent.
Léa : Et dans son discours, qu'a-t-il dit ?
Paul : Il a appelé ses troupes au « sang-froid » face à des adversaires qui, selon lui, « légitiment la violence ». Et il a dit avoir besoin des militants pour conduire Marine Le Pen à l'Élysée.
Léa : Donc il faut bien distinguer deux rôles.
Paul : Oui. Jordan Bardella dirige le parti. La candidate à la présidentielle, c'est Marine Le Pen, qui tient aujourd'hui son premier grand meeting de campagne, toujours à Orléans.
Léa : Le scrutin arrive aussi après des semaines d'accusations d'écrits antisémites visant Jordan Bardella, qu'il réfute.
Paul : C'est le contexte rapporté par l'AFP. Phrase à retenir : un parti réélit son président, mais la présidentielle, elle, se joue avec une autre personne.
Léa : Changement de décor, toujours à Orléans. Car pendant ce congrès, la rue aussi s'est mobilisée.
Paul : Samedi matin, un cortège antifasciste s'est élancé vers onze heures. Treize mille personnes selon les autorités, vingt-six mille selon les organisateurs.
Léa : Attends, le simple au double ?
Paul : C'est fréquent pour les manifestations. Chacun compte à sa façon. Les autorités, elles, attendaient jusqu'à trente mille personnes.
Léa : Et comment ça s'est passé ?
Paul : Dans le calme. Le cortège s'est dispersé, et plusieurs centaines de militants sont restés dans un village antifasciste. Le maire d'Orléans, Serge Grouard, a vu « beaucoup moins de personnes que ce qui était annoncé ».
Léa : Mais le dispositif était massif.
Paul : Près de trois mille policiers, gendarmes et CRS, avec des blindés, des hélicoptères et des drones. Les autorités redoutaient deux à trois mille éléments radicaux.
Léa : Et pour dimanche ?
Paul : Le préfet du Loiret a interdit les manifestations dans une grande partie de l'agglomération. Un syndicat co-organisateur, SUD-PTT, annonce un recours devant le tribunal administratif.
Léa : Petit rappel utile : un préfet peut interdire une manifestation s'il estime que l'ordre public ne peut pas être garanti. Et les organisateurs peuvent contester devant le juge.
Paul : Phrase à retenir : samedi, la manifestation a eu lieu. C'est celle de dimanche qui est interdite.
Léa : On quitte Orléans pour les Yvelines. Là, une enquête qui avance.
Paul : Vendredi, en moins de quinze minutes, un homme a tiré en rafales depuis sa voiture à Trappes et à La Verrière.
Léa : Un jeune homme de vingt-six ans, Pengo Bossio Wangi, a été tué. Cinq personnes ont été blessées, dont une fillette de douze ans.
Paul : Le suspect, trente-neuf ans, a été interpellé. Le parquet national antiterroriste, le Pnat, s'est saisi pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste ».
Léa : Pourquoi le Pnat ?
Paul : C'est un parquet spécialisé, basé à Paris, compétent pour les affaires de terrorisme dans tout le pays. Cette qualification définit le cadre de l'enquête. Ce n'est pas un jugement, et le suspect est présumé innocent.
Léa : Où en est la garde à vue ?
Paul : Prolongée samedi matin, après une première audition. Sa mère, qui s'est rendue à la police, et deux autres proches sont aussi en garde à vue. Des analyses toxicologiques sont en cours.
Léa : Et il y a eu cette phrase d'Emmanuel Macron.
Paul : Vendredi soir à Trappes, il a évoqué un « tournant ». Il a dit : « C'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants ».
Léa : Une phrase qui a fait réagir.
Paul : Oui. L'Élysée a précisé qu'il parlait du premier attentat raciste fondé sur la couleur de peau. Le président a ensuite écrit sur X : « Aucune douleur ne doit être hiérarchisée ».
Léa : Le député socialiste Jérôme Guedj a jugé la déclaration « factuellement fausse donc politiquement problématique ». Et le maire de Trappes, Ali Rabeh, parle d'« un attentat, à connotation raciste, probablement islamophobe ».
Paul : Samedi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Trappes. Phrase à retenir : l'enquête antiterroriste est ouverte, les gardes à vue se poursuivent.
Léa : Un dernier mot pour le Brésil, où les électeurs votent aujourd'hui pour le second tour.
Paul : Luiz Inácio Lula da Silva affronte Flávio Bolsonaro. Au premier tour, ce dernier était arrivé en tête, avec environ quarante-sept pour cent contre quarante-cinq. L'AFP décrit une course très serrée.
Léa : Toutes les sources sont dans la newsletter et sur eclairagemedia.com.
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