2 · MONDE
Santé mondiale : une commission du Lancet identifie 17 menaces majeures
Dimanche 11 octobre 2026 · 4 sources · 9 min de lecture
17
menaces jugées catastrophiques
2
à potentiel d'extinction
1,9 Md
années de vie en bonne santé (1,89 milliard)
CE QUI S'EST PASSÉ
Le 10 octobre 2026, The Lancet a publié la commission sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle, présentée au World Health Summit de Berlin. Coprésidée par Christopher Murray (Institute for Health Metrics and Evaluation, université de Washington) et Natalia Kanem (ancienne directrice exécutive du FNUAP), elle s'appuie sur des analyses de risque portant sur 204 pays et territoires et sur 35 responsables de la santé, de l'économie, de la sécurité, de la gouvernance et de la technologie. Elle retient 17 menaces catastrophiques entre 2025 et 2100, c'est-à-dire capables de représenter au moins un milliard d'années de vie en bonne santé perdues. Deux ont un potentiel d'extinction : l'usage malveillant de l'intelligence artificielle et le conflit nucléaire. Les 15 autres comprennent la pollution de l'air, la résistance aux antibiotiques, le changement climatique, l'obésité, l'hypertension, le tabac et les inégalités de revenus. Selon les modèles, limiter le réchauffement à environ 1,8 °C au lieu de 4,4 °C éviterait environ 1,89 milliard d'années de vie en bonne santé perdues.
Une « DALY » est une année de vie en bonne santé perdue, par décès précoce ou par maladie. La commission additionne ces années perdues de 2025 à 2100 et ne retient que la part « évitable » par des décisions politiques. Ce que ça prouve, et ce que ça ne prouve pas. Ce sont des projections issues de modèles, pas des mesures : plus l'échéance est lointaine, plus l'incertitude est grande. Un classement de menaces dépend des hypothèses retenues, et le fait qu'une menace soit « catastrophique » dans ce cadre ne dit pas qu'elle est probable. Le communiqué du Lancet ne nomme pas de financeur.
Une « DALY » est une année de vie en bonne santé perdue, par décès précoce ou par maladie. La commission additionne ces années perdues de 2025 à 2100 et ne retient que la part « évitable » par des décisions politiques. Ce que ça prouve, et ce que ça ne prouve pas. Ce sont des projections issues de modèles, pas des mesures : plus l'échéance est lointaine, plus l'incertitude est grande. Un classement de menaces dépend des hypothèses retenues, et le fait qu'une menace soit « catastrophique » dans ce cadre ne dit pas qu'elle est probable. Le communiqué du Lancet ne nomme pas de financeur.
LES POINTS DE VUE
« The striking finding is not only the scale of these threats, but that humanity still has the agency to act. » (le constat frappant n'est pas seulement l'ampleur de ces menaces, mais que l'humanité garde la capacité d'agir).
coprésident, IHME, université de Washington · EurekAlert
« The future is not inevitable. » (l'avenir n'est pas inéluctable).
coprésidente, ancienne directrice exécutive du FNUAP · EurekAlert
CE QUE ÇA CHANGE
Ce document s'adresse aux décideurs : il ne change rien aux soins d'un patient demain.
ET APRÈS ?
- 1
La commission propose de créer un « Lancet Monitor of 21st Century Global Threats to Health » pour réévaluer régulièrement les risques de façon indépendante
