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Lundi 12 octobre 2026

L'édition politique, à écouter.

Léa et Paul reprennent les sujets du jour, sans prérequis. Le texte n'utilise que les faits vérifiés et sourcés des éditions écrites.

Éclairage politique, lundi 12 octobre 2026

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Léa : Bonjour, c'est Léa. Nous sommes lundi douze octobre, et voici l'essentiel de l'actualité politique.

Paul : Bonjour, c'est Paul. Au programme : la primaire de la gauche, le mouvement lycéen, et le budget qui arrive à l'Assemblée.

Léa : Commençons par un score : soixante-six pour cent. C'est ce qu'a obtenu Raphaël Glucksmann hier à la primaire de la gauche.

Paul : Et il a gagné dès le premier tour. Les organisateurs annoncent soixante-six virgule dix-sept pour cent des voix, soit environ quatre-vingt mille voix.

Léa : Il y avait combien de votants ?

Paul : Un peu plus de cent vingt mille. Les sources donnent cent vingt mille cinq cent quatre-vingt-sept ou cent vingt mille sept cent quatre-vingt-sept, selon le média.

Léa : Ah oui, quand même, on est loin des deux millions de votants de la primaire de deux mille dix-sept.

Paul : Exactement. Ici, il fallait être adhérent du PS, de Place publique ou de la GRS, ou cotiser, pour quinze euros. Environ cent quarante mille personnes étaient inscrites.

Léa : Et derrière lui ?

Paul : Olivier Faure, premier secrétaire du PS, arrive deuxième avec quatorze virgule quarante-six pour cent. Ensuite Ségolène Royal, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, tous sous les dix pour cent.

Léa : Le vote a aussi été perturbé, non ?

Paul : Oui. Une cyberattaque a saturé le site de fausses connexions dès l'ouverture, vendredi. Le scrutin a donc été prolongé jusqu'à dimanche, dix-huit heures.

Léa : Et maintenant, la suite ?

Paul : Raphaël Glucksmann dit qu'il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise. Olivier Faure répond que le PS décidera seul de sa stratégie aux législatives. À retenir : le candidat est désigné, la question des alliances reste ouverte.

Léa : Changement de décor. Direction les lycées, où la mobilisation continue.

Paul : Jeudi, soixante et onze mille cinq cents personnes ont manifesté en France, selon le ministère de l'Intérieur. Dont vingt-quatre mille cinq cents à Paris.

Léa : Et le gouvernement a réagi.

Paul : Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a annoncé trois mille professeurs remplaçants dans les lycées les plus en difficulté. Il assure aussi qu'aucun poste ne sera supprimé en lycée en deux mille vingt-sept.

Léa : Et sur le terrain, ça donne quoi ?

Paul : Vendredi, cent quarante et un lycées étaient fermés sur trois mille sept cents. Soit plus de quatre-vingt-seize pour cent d'établissements ouverts, selon le ministère.

Léa : Mais les organisations ne s'arrêtent pas là ?

Paul : Non. Elles jugent les annonces insuffisantes. La CFDT parle d'une première réponse largement en deçà de ce qui est attendu. Et l'Union étudiante réclame dix milliards d'euros.

Léa : Dix milliards ! D'accord.

Paul : Les ministres doivent les revoir aujourd'hui, notamment sur Parcoursup. Et un acte cinq est appelé demain, mardi treize octobre. À retenir : le mouvement n'est pas levé.

Léa : Troisième sujet : le budget deux mille vingt-sept. Il arrive dans l'hémicycle demain, mais pas dans n'importe quel état.

Paul : La commission des finances a rejeté vendredi la partie recettes, à la quasi-unanimité. Seuls les députés Renaissance ont voté pour.

Léa : Attends, tout le monde a voté contre sa propre copie ?

Paul : Presque. Les députés ont modifié le texte en commission, puis l'ont rejeté. Par exemple, ils ont gardé l'abattement des retraités sur l'impôt sur le revenu, que le gouvernement voulait réduire pour économiser un virgule quatre milliard d'euros.

Léa : Donc ce vote change quoi, concrètement ?

Paul : Rien pour l'instant. En séance, les députés repartent de la version initiale du gouvernement. Mais si les recettes sont rejetées dans l'hémicycle, tout le budget tombe, sans même examiner les dépenses.

Léa : Et dans ce cas, le gouvernement a des options ?

Paul : Le Premier ministre pourrait utiliser l'article quarante-neuf, alinéa trois, qui permet d'adopter un texte sans vote. Ou des ordonnances budgétaires, jamais utilisées sous la Cinquième République. Il faudrait alors attendre le dix-huit décembre.

Léa : Qu'en dit le gouvernement ?

Paul : Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, dit qu'il préférerait éviter les ordonnances. Il compare cette option à une glissière de sécurité. À retenir : le vrai débat commence demain, et son issue reste incertaine.

Léa : Voilà pour l'essentiel. Toutes les sources sont dans la newsletter et sur eclairagemedia.com.

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