2 · ÉLECTIONS
Primaire de la gauche : dernier débat avant le premier tour
Lundi 5 octobre 2026 · 4 sources · 12 min de lecture
5
candidats sur le plateau
90 000+
votants attendus par l'organisation
CE QUI S'EST PASSÉ
Dimanche 4 octobre, les cinq candidats à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann (Place publique), Olivier Faure (PS), Ségolène Royal, Jérôme Guedj (PS) et Emmanuel Maurel (GRS), se sont retrouvés pour un dernier débat sur BFMTV. Le début de soirée a porté sur les relations avec La France insoumise : Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj refusent toute alliance avec elle, Olivier Faure dit n'avoir « jamais parlé d'une alliance avec Jean-Luc Mélenchon », et Ségolène Royal accuse Raphaël Glucksmann d'un « hold-up » sur le PS, ce qu'il a qualifié de « pur procès d'intention ». Interpellé par Ségolène Royal sur ses propos privés évoquant une « danse du ventre à Macron », Raphaël Glucksmann s'est dit « désolé » et a parlé de mots « inélégants ». Les candidats ont ensuite évoqué les lycées, les retraites (convergence sur l'abrogation de la réforme de 2023, avec une nuance de Jérôme Guedj), l'Ukraine, le nucléaire et la régularisation des travailleurs sans papiers. La commission d'organisation table sur plus de 90 000 votants ; les inscriptions closent lundi 5 octobre à minuit.
Pourquoi cette primaire ?
Elle désigne le candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle de 2027. Elle est organisée par le PS, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste (GRS). L'adhésion coûte 15 euros ; pour mémoire, la primaire de 2012 avait réuni entre 2,6 et 2,8 millions d'électeurs. Selon un sondage Elabe cité par l'AFP, 25 % des Français disent s'y intéresser, 56 % des sympathisants socialistes ou Place publique. Jean-Luc Mélenchon n'y participe pas : il est le candidat de La France insoumise.
LES POINTS DE VUE
« On ne peut pas prétendre rassembler le pays quand on a la volonté de rendre les uns et les autres irréconciliables. »
premier secrétaire du PS, candidat · LCP
« Je n'ai aucune intention de diluer la famille sociale-démocrate, ni dans le mélenchonisme, ni dans la droite. »
eurodéputé, candidat · LCP
Elle affirme qu'un « hold-up est en train de se faire sur le Parti socialiste ».
candidate · LCP
« Jean-Luc Mélenchon n’est pas Voldemort »
député PS, candidat · AFP via 20 minutes
CE QUE ÇA CHANGE
Le premier tour désigne qui défendra la social-démocratie en 2027. Le vote est ouvert aux inscrits, pas seulement aux militants.
ET APRÈS ?
- 1
Clôture des inscriptions lundi 5 octobre à minuit
- 2
premier tour les 9 et 10 octobre
