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Lundi 5 octobre 2026

L'édition politique, à écouter.

Léa et Paul reprennent les sujets du jour, sans prérequis. Le texte n'utilise que les faits vérifiés et sourcés des éditions écrites.

Éclairage politique, lundi 5 octobre 2026

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DANS CET ÉPISODE

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Léa : Bonjour et bienvenue dans Éclairage, la politique expliquée sans prérequis. Nous sommes le lundi 5 octobre. Je suis Léa.

Paul : Et moi Paul. Trois sujets ce matin : la crise dans les lycées, le dernier débat de la primaire de la gauche, et le budget 2027 qui arrive au Parlement.

Léa : On commence par les lycées. Paul, qu'est-ce qui s'est passé ce week-end ?

Paul : Dimanche, le Premier ministre Sébastien Lecornu a envoyé une lettre à sept ministres. Il y fixe cinq chantiers en réponse au mouvement lycéen : le remplacement des professeurs absents longtemps, l'état des bâtiments, les emplois du temps, Parcoursup 2027, et les suites données à la parole des lycéens.

Léa : Et il demande que les cours reprennent dès aujourd'hui.

Paul : Oui, partout où la sécurité le permet. Mais le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, prévoit que les cours soient totalement ou partiellement suspendus dans 400 à 500 lycées sur 3 700 ce lundi. Il a aussi donné un bilan depuis le début du mouvement : 78 personnels blessés et 24 établissements incendiés ou saccagés.

Léa : Pour bien comprendre, qui décide de quoi dans un lycée ?

Paul : C'est la clé du dossier. Les professeurs et leur remplacement, c'est l'État, via le ministère et les académies. Les bâtiments, eux, appartiennent aux régions, qui les construisent et les entretiennent. C'est pour ça que la lettre prévoit à la fois des consignes aux ministres et une réunion avec les présidents de région, mardi.

Léa : Et la suite du calendrier ?

Paul : Mardi 6 octobre, une nouvelle journée de mobilisation, que les organisations lycéennes appellent l'acte trois, avec une grève dans l'Éducation nationale. Le 16 octobre, un premier bilan sur les remplacements. Et des premières décisions sont promises avant la fin du mois. En parallèle, l'examen du projet de loi dit casseur-payeur sera accéléré.

Léa : Deuxième sujet : la primaire de la gauche sociale-démocrate. Dimanche soir, dernier débat avant le premier tour.

Paul : Cinq candidats sur le plateau de BFMTV : Raphaël Glucksmann, de Place publique, Olivier Faure et Jérôme Guedj, du Parti socialiste, Ségolène Royal, et Emmanuel Maurel, de la Gauche républicaine et socialiste.

Léa : Et le sujet qui a ouvert la soirée, c'est la relation avec La France insoumise.

Paul : Exactement. Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj refusent toute alliance avec elle. Olivier Faure dit n'avoir jamais parlé d'une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Et Ségolène Royal a accusé Raphaël Glucksmann d'un hold-up sur le PS, ce qu'il a qualifié de pur procès d'intention.

Léa : Il y a aussi eu un échange sur des propos privés de Raphaël Glucksmann.

Paul : Oui. Interpellé sur ces propos, il s'est dit désolé et a parlé de mots inélégants. Ensuite, les candidats ont abordé les lycées, les retraites, où ils convergent sur l'abrogation de la réforme de 2023, avec une nuance de Jérôme Guedj, puis l'Ukraine, le nucléaire et la régularisation des travailleurs sans papiers.

Léa : Rappelons à quoi sert cette primaire.

Paul : Elle désigne le candidat de la gauche sociale-démocrate pour la présidentielle de 2027. Elle est organisée par le PS, Place publique et la GRS, et ouverte à tous les inscrits, pas seulement aux militants. L'inscription coûte 15 euros. Jean-Luc Mélenchon n'y participe pas : il est le candidat de La France insoumise.

Léa : Et si on veut voter ?

Paul : Les inscriptions ferment ce soir à minuit. Le premier tour a lieu les 9 et 10 octobre. Les organisateurs espèrent plus de 90 000 votants.

Léa : Troisième sujet : le budget 2027. Il a été présenté jeudi en Conseil des ministres. De quoi parle-t-on exactement ?

Paul : De deux textes. Le projet de loi de finances, qui est le budget de l'État, et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. L'objectif affiché : ramener le déficit public à 5 % de la richesse nationale en 2027, contre 5,4 % estimés en 2026, grâce à un effort de 54 milliards d'euros.

Léa : Concrètement, qu'est-ce qui est proposé ?

Paul : Les allocations familiales resteraient au niveau de 2026, les aides au logement ne seraient pas revalorisées, et le point d'indice des fonctionnaires serait gelé. Les retraites seraient indexées selon leur niveau : entièrement sous 1 260 euros par mois, partiellement entre 1 260 et 2 000 euros, et pas du tout au-delà. En revanche, le gouvernement a retiré les frais d'inscription prévus en BTS et en classe préparatoire, après la mobilisation des lycéens.

Léa : Et tout cela est déjà décidé ?

Paul : Non, rien n'est voté. Le Parlement peut tout modifier, et le gouvernement n'a pas de majorité absolue. La commission des finances de l'Assemblée commence le 7 octobre, les débats en séance le 13 octobre, et le vote sur l'ensemble du budget de l'État est prévu le 17 novembre.

Léa : Un dernier mot sur le 49.3 ?

Paul : C'est l'article de la Constitution qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf si une motion de censure est adoptée. Le Premier ministre a dit qu'il n'y aurait ni 49.3 ni ordonnances, à condition qu'il n'y ait pas d'obstruction de La France insoumise.

Léa : C'est tout pour ce matin. Toutes les sources sont dans la newsletter et sur eclairagemedia.com. Merci de nous avoir écoutés.

Paul : Bonne journée, et à demain.

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