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Samedi 17 octobre 2026

L'édition politique, à écouter.

Léa et Paul reprennent les sujets du jour, sans prérequis. Le texte n'utilise que les faits vérifiés et sourcés des éditions écrites.

Éclairage politique, samedi 17 octobre 2026

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DANS CET ÉPISODE

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Léa : Bonjour, c'est Éclairage politique, l'édition du samedi 17 octobre. Moi, c'est Léa.

Paul : Et moi, c'est Paul. Aujourd'hui : la mobilisation du jour, une requête visant le Conseil constitutionnel, le budget de la Sécu et un congrès à Reims.

Léa : Environ cinq cents actions envisagées en France, rien que pour aujourd'hui. Paul, d'où vient ce chiffre ?

Paul : De l'entourage du ministre de l'Intérieur, auprès de l'AFP. Laurent Nuñez parle, lui, d'environ deux cent cinquante appels à agir et d'environ quatre-vingts cortèges. Les chiffres diffèrent selon la façon de compter.

Léa : Et qui appelle à manifester ?

Paul : Les appels viennent de lycéens, d'étudiants et de groupes de gilets jaunes, avec la vie chère au centre.

Léa : À Paris, comment ça se passe ?

Paul : Le préfet de police, Patrice Faure, a interdit de manifester dans plusieurs secteurs, dont les Champs-Élysées et les abords de l'Élysée et de Matignon. Le parcours des cortèges restait en discussion avec les organisateurs.

Léa : Autrement dit, on peut manifester, mais pas partout.

Paul : Voilà. Selon la préfecture, l'arrêté d'interdiction partiel n'interdit pas la manifestation, il fixe un itinéraire.

Léa : Et les armes de maintien de l'ordre ?

Paul : Laurent Nuñez a dit que tous les types d'armes intermédiaires pourront être utilisés : grenades, lanceurs de balles de défense, pistolets à impulsion électrique.

Léa : Même les grenades assourdissantes ? Je croyais qu'elles étaient suspendues.

Paul : Elles l'avaient été après qu'un lycéen a eu la main arrachée à Lens. Elles pourront resservir en cas de violences urbaines extrêmement graves.

Léa : Et côté politique ?

Paul : Emmanuel Macron a appelé au calme et au respect, et le Premier ministre a convoqué une cellule interministérielle de crise.

Léa : Et du côté des oppositions ?

Paul : La France insoumise dit qu'elle sera aux côtés de ceux qui manifestent. Jordan Bardella, pour le Rassemblement national, parle d'un prétexte pour des groupuscules d'extrême gauche.

Léa : À retenir ?

Paul : Une journée sous haute surveillance, avec des chiffres de participation encore incertains.

Léa : Changement de décor : direction le Conseil constitutionnel.

Paul : Vendredi, les parlementaires du Rassemblement national et de l'UDR ont demandé que soit constatée la démission d'office de son président, Richard Ferrand.

Léa : Démission d'office ? Pour quelle raison ?

Paul : Ils lui reprochent des propos tenus dans un podcast. Il a dit, je cite : « Aujourd'hui, vouloir réformer la Constitution par l'article 11, ça n'existe pas ».

Léa : Et l'article 11, c'est quoi ?

Paul : Un référendum direct, sans vote préalable du Parlement. Marine Le Pen propose de s'en servir pour réviser la Constitution. L'article 89, lui, passe par le Parlement.

Léa : Donc, pour les élus RN, il aurait pris position sur un sujet que le Conseil pourrait examiner un jour.

Paul : C'est leur argument. Mais selon LCP, seuls les membres du Conseil peuvent déclencher cette procédure, et des juristes contestent la recevabilité. D'autres constitutionnalistes jugent qu'il a pris parti sur une question non tranchée depuis soixante ans.

Léa : Et le Conseil, qu'en dit-il ?

Paul : Aucun commentaire pour l'instant. À retenir : la requête est déposée, sa recevabilité reste à établir.

Léa : Troisième sujet : le budget de la Sécurité sociale.

Paul : Vendredi, la commission des affaires sociales de l'Assemblée a rejeté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour deux mille vingt-sept.

Léa : Donc le budget est rejeté ?

Paul : Pas vraiment. Ce rejet n'a pas de conséquence juridique. Le texte initial du gouvernement sera débattu dans l'hémicycle à partir de mardi vingt octobre.

Léa : Que prévoit ce texte ?

Paul : Un déficit de douze virgule sept milliards d'euros en deux mille vingt-sept, contre vingt et un virgule huit en deux mille vingt-six. Sans mesures, vingt-deux virgule six, selon le gouvernement.

Léa : Et qu'ont changé les députés en commission ?

Paul : Ils ont notamment supprimé la limitation de l'indexation des pensions. Le rapporteur général, Thibault Bazin, indique que, à titre pédagogique, leurs modifications équivaudraient à un déficit de vingt et un virgule trente-neuf milliards d'euros.

Léa : Ah oui, quand même. Ça fait un écart avec les douze virgule sept du gouvernement.

Paul : Oui. Tout ce que la commission a voté devra être revoté en séance. Selon LCP, c'est un mauvais signal pour le gouvernement, mais sans conséquence directe.

Léa : Dernier sujet : les départements. Vendredi, à Reims, pour leur congrès...

Paul : Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, était attendu, c'est la tradition. Il a annulé sa venue la veille au soir, et a invité les départements à Matignon le seize novembre.

Léa : Et les élus ?

Paul : François Sauvadet, qui préside Départements de France, dit que cette lettre va exacerber les tensions. Une grande partie des élus ont quitté la salle pendant le discours de la ministre de la Décentralisation, Françoise Gatel.

Léa : Qu'a répondu la ministre ?

Paul : Elle a défendu le Premier ministre en le décrivant comme le capitaine d'un bateau profondément secoué.

Léa : Et le fond du dossier ?

Paul : Le budget deux mille vingt-sept. Selon l'AFP, plus de un virgule deux milliard d'euros de mesures concernent les départements. Public Sénat parle de un virgule huit milliard. Les chiffres divergent.

Léa : À retenir ?

Paul : Le dialogue entre l'exécutif et les départements est reporté au seize novembre.

Léa : Voilà pour l'essentiel de ce samedi. Toutes les sources sont dans la newsletter et sur eclairagemedia.com.

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