← Food & Bio du jeudi 15 octobre 2026Éclairage Food & BioSujet 2 sur 2

2 · NOUVELLES CULTURES

Seine-Normandie : 8 M€ pour chanvre, luzerne, sarrasin et sainfoin

Jeudi 15 octobre 2026 · 3 sources · 8 min de lecture

Champ de sarrasin en République tchèque (illustration)
Champ de sarrasin en République tchèque (illustration)© Robbie Morrison · CC BY 4.0

8 M€

enveloppe pour 2027

4

cultures visées

31 déc.

date limite de candidature

CE QUI S'EST PASSÉ

L'Agence de l'eau Seine-Normandie a ouvert le 30 septembre 2026 un appel à manifestation d'intérêt (AMI) pour développer les filières de cultures à bas niveau d'intrants : chanvre, luzerne, sarrasin et sainfoin. L'enveloppe globale est de 8 M€ pour 2027. Les dossiers sont à déposer jusqu'au 31 décembre 2026, la sélection des projets est prévue en mars 2027 et le dépôt des demandes d'aide à partir de mai 2027. Les projets peuvent être portés par des coopératives, des collectifs d'agriculteurs, des associations, des industriels, des collectivités ou des organismes de développement agricole, et doivent être liés à des aires d'alimentation de captages, qui représentent environ un tiers de la surface agricole du bassin, selon Terre-net. Sont financés des études de faisabilité et des investissements de transformation, de stockage ou de commercialisation. Parmi les exemples cités par Terre-net et Agri Mutuel, une unité de séchage de luzerne dans l'Oise (15,9 M€ d'investissement, 5,2 M€ d'aide) et du matériel de stockage et de séchage de chanvre dans l'Aube (environ 753 000 € d'investissement, environ 198 000 € d'aide).

L'ÉCLAIRAGE

Que veut dire « bas niveau d'intrants » ?

Ce sont des cultures qui demandent peu d'engrais et de produits phytosanitaires. L'enjeu ici est l'eau : un captage est un point où l'on prélève l'eau du robinet, et son aire d'alimentation est la zone de terres dont les eaux de pluie et d'infiltration y arrivent. Moins d'intrants sur ces terres limite les pollutions, à condition que les agriculteurs trouvent un acheteur : c'est pourquoi l'AMI finance les filières (séchage, stockage, transformation) et pas seulement les semis. L'agence précise que le porteur est incité à rechercher des cofinancements (régions, Banque des Territoires, Bpifrance).

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Pour les agriculteurs du bassin, un financement possible pour des filières qui n'ont pas toujours d'acheteur local.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Dépôt des dossiers avant le 31 décembre 2026, sélection en mars 2027, demandes d'aide à partir de mai 2027

Sujets complémentaires

ÉGALEMENT DANS L'ÉDITION FOOD & BIO DU JOUR

Vous avez décroché de l'actualité ? On reprend depuis le début.

Un sujet, son contexte, les faits et les différentes positions. Chaque matin, gratuitement, dans votre boîte mail.