2 · POLITIQUE
17 octobre : droite et gauche divisées sur le maintien de l'ordre
Dimanche 18 octobre 2026 · 5 sources · 17 min de lecture
~60
blessés parmi les forces de l'ordre
110
défilés recensés par le ministre
6 mois
avant la présidentielle
CE QUI S'EST PASSÉ
Dès le samedi soir, les réactions politiques aux violences ont divergé. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a apporté « tout » son soutien aux forces de l'ordre et accusé des « groupes d'ultragauche » d'avoir « organisé la violence », auxquels se seraient mêlés des délinquants « pour piller et détruire », selon LCP ; il a mis en garde ceux qui voudraient faire de ces violences « un tour de chauffe » avant l'élection présidentielle, prévue dans six mois. À gauche, Jean-Luc Mélenchon met en cause le commandement policier à Paris et Marine Tondelier demande de revoir la doctrine du maintien de l'ordre. À droite et à l'extrême droite, Bruno Retailleau, Éric Ciotti, Marine Le Pen et Jordan Bardella dénoncent les violences et mettent en cause la gauche, en particulier La France insoumise. Les candidats à la présidentielle Gabriel Attal et Édouard Philippe dénoncent des scènes de pillage et de chaos.
Qui décide du maintien de l'ordre à Paris ?
1. Avant la manifestation, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a pris des arrêtés interdisant de manifester dans plusieurs secteurs de la capitale (LCP, Le Figaro). 2. Samedi, Jean-Luc Mélenchon a accusé le préfet de police d'organiser « le désordre » en interdisant l'accès à la place de la République (LCP). 3. Sébastien Lecornu répond que « faire porter aux chefs de la police la responsabilité des violences, c'est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités » (LCP).
- 1Avant la manifestation, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a pris des arrêtés interdisant de manifester dans plusieurs secteurs de la capitale (LCP, Le Figaro).
- 2Samedi, Jean-Luc Mélenchon a accusé le préfet de police d'organiser « le désordre » en interdisant l'accès à la place de la République (LCP).
- 3Sébastien Lecornu répond que « faire porter aux chefs de la police la responsabilité des violences, c'est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités » (LCP).
LES POINTS DE VUE
« Nous ne nous laisserons pas intimider »
Premier ministre · franceinfo

Il appelle à « la force implacable de l'État » et dit que les agresseurs des forces de l'ordre « ne méritent rien d'autre que la prison ».
président du parti · LCP
Il voit dans les dégradations de la mairie de Marseille le symbole d'un « effondrement de la République ».
président du parti · LCP
« seuls les professionnels du chaos »
président du parti · franceinfo

« Dans Paris, le commandement aberrant a ouvert la porte au chaos »
candidat à la présidentielle · LCP

« J'en ai ras le bol de la doctrine de maintien de l'ordre dans ce pays »
cheffe du parti, candidate à la présidentielle · franceinfo

Il dénonce des scènes de pillage « indignes » et une « provocation envers l'autorité de l'État », et estime que « toutes les leçons de ces événements devront être tirées ».
candidat à la présidentielle · LCP

Il demande que les auteurs des violences soient « tous pourchassés et punis avec une grande sévérité ».
candidat à la présidentielle · LCP
CE QUE ÇA CHANGE
Le débat politique porte moins sur le bilan que sur les responsabilités : doctrine du maintien de l'ordre pour la gauche, rôle de La France insoumise pour la droite et le RN, soutien aux forces de l'ordre pour le gouvernement.
ET APRÈS ?
- 1
À six mois de la présidentielle, les candidats se positionnent sur la sécurité
- 2
Le projet de loi « casseurs-payeurs » (sujet suivant) sera le prochain texte débattu au Parlement sur ce thème
