1 · SÉCURITÉ

Violences du 17 octobre : Nuñez reste, des couvre-feux partiels décidés

Mardi 20 octobre 2026 · 5 sources · 13 min de lecture

Des policiers en tenue de maintien de l'ordre dans une rue de Paris jonchée de débris après les violences du 17 octobre (illustration)
Des policiers en tenue de maintien de l'ordre dans une rue de Paris jonchée de débris après les violences du 17 octobre (illustration)© Jorge Jaramillo · CC BY-SA 4.0

2 513

gardes à vue selon Darmanin

~200

enquêteurs sur les images

580

comparutions immédiates prévues

CE QUI S'EST PASSÉ

Lundi 19 octobre, deux jours après les violences en marge des manifestations du 17 octobre, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a reconnu sur France Inter « un manque d'anticipation » et « une perte de contrôle » dans certaines grandes villes. Il a indiqué avoir remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée ; l'Élysée a invoqué la nécessité d'un « commandement continu des forces de l'ordre ». Environ 2 400 personnes ont été interpellées selon LCP et Euronews. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé aux préfets de décider dès le soir des couvre-feux « très localisés », sans état d'urgence pour l'instant, et a annoncé une opération judiciaire de grande ampleur : près de 200 enquêteurs de la préfecture de police de Paris analysent les images des vidéosurveillances et des réseaux sociaux. Devant la commission des lois de l'Assemblée, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a fait état de 2 513 gardes à vue depuis samedi, de plus de 70 détentions provisoires, d'environ 580 comparutions immédiates attendues et d'une cinquantaine d'informations judiciaires ouvertes. Les personnes mises en cause sont présumées innocentes tant qu'elles n'ont pas été jugées.

L'ÉCLAIRAGE

Couvre-feu, état d'urgence : qui décide quoi ?

Selon Public Sénat, le droit commun permet déjà aux préfets et aux maires d'instaurer des couvre-feux et d'interdire des rassemblements. L'état d'urgence est un régime exceptionnel que Sébastien Lecornu juge « lourd » ; il ne l'exclut pas, mais le considère pour l'instant moins adapté que des couvre-feux localisés. Il a aussi précisé qu'il n'est « pas question que tout Paris soit sous couvre-feu ».

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Les préfets, en lien avec les maires, fixent localement les couvre-feux. La justice traite plus de 2 500 gardes à vue ; les images des réseaux sociaux servent de pièces d'enquête.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Une rencontre entre le Premier ministre et les partis est prévue, sans date arrêtée

  2. 2

    Jordan Bardella et Marine Le Pen avaient refusé d'y participer

  3. 3

    L'état d'urgence reste une option

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