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Commerces saccagés : au moins 3 000 touchés, chômage partiel à 100 %

Mardi 20 octobre 2026 · 4 sources · 13 min de lecture

Un Monoprix du faubourg Saint-Denis à Paris, rideau forcé et marchandises au sol, après le 17 octobre (illustration)
Un Monoprix du faubourg Saint-Denis à Paris, rideau forcé et marchandises au sol, après le 17 octobre (illustration)© Guallendra · CC0

3 000

commerces touchés au moins

100 %

chômage partiel annoncé

27/10

examen au Sénat casseurs-payeurs

CE QUI S'EST PASSÉ

Les saccages et pillages du week-end du 17 octobre ont touché au moins 3 000 commerces, selon le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin ; Euronews note que ce chiffre double celui donné la veille. À l'issue d'une cellule interministérielle de crise à Matignon, Sébastien Lecornu a annoncé un chômage partiel à 100 % dès mardi, un report des charges sociales et fiscales et un fonds de soutien spécifique ; des discussions sont engagées avec les assureurs pour accélérer les expertises et verser rapidement des acomptes. Parallèlement, le calendrier du projet de loi « casseurs-payeurs » est maintenu : il sera examiné en première lecture au Sénat à partir du 27 octobre. Le texte n'est donc pas adopté à ce stade.

L'ÉCLAIRAGE

Casseurs-payeurs : de quoi parle le texte ?

Le projet de loi n° 952, déposé au Sénat en procédure accélérée, prévoit qu'une personne qui participe à un groupement formé pour commettre des violences ou des dégradations, ou qui reste dans un attroupement violent, puisse être tenue civilement responsable des dommages. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, parle d'une « forme de responsabilité collective » ; le recouvrement pourrait passer par les aides sociales.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Les commerçants touchés peuvent prétendre à des mesures d'urgence ; la question de qui paie les dégâts sera débattue au Sénat dès le 27 octobre.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Examen du projet de loi au Sénat à partir du 27 octobre, puis transmission à l'Assemblée nationale

  2. 2

    Les auteurs de dégradations restent présumés innocents tant qu'ils ne sont pas jugés

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