MARDI 29 SEPTEMBRE 2026
SANTÉ
La médecine avance vite. On vous explique ce qui change vraiment.
Une étude, une technique, un traitement : le contexte, les résultats et ce qu'ils prouvent ou non.
Chaque jour, un nouvel éclairage sur la recherche médicale et chirurgicale.
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EN 30 SECONDES
| → | Cancer : selon le CIRC (OMS), 2,3 millions de nouveaux cancers en 2024, environ 1 sur 8, sont attribuables à une infection, souvent évitable. |
| → | Neurochirurgie : après l'ablation d'un méningiome atypique, la radiothérapie réduit de moitié environ le risque de récidive (essai randomisé, The Lancet). |
| → | Aspirine et démence : un effet possible chez certains profils génétiques, avec plus d'hémorragies. Une piste à confirmer, pas une recommandation. |
| → | Incendies de Maui : des métaux en excès dans l'organisme d'habitants plusieurs mois après, associés à une moins bonne fonction respiratoire. |
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La bactérie Helicobacter pylori au microscope électronique, première cause infectieuse de cancer selon l'étude.
1 · CANCER
Un cancer sur huit dans le monde est attribuable à une infection
2,3 M nouveaux cancers liés à une infection |
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12 % de tous les cancers en 2024 |
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42 % des cas en Asie de l'Est |
Ce qui s'est passé. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l'agence de l'OMS basée à Lyon, a publié le 29 septembre dans The Lancet Oncology une estimation mondiale des cancers causés par des infections. À partir de la base mondiale GLOBOCAN, ses chercheurs ont calculé la part des nouveaux cas de 2024 attribuable à 12 agents infectieux reconnus cancérogènes : environ 2,3 millions de cas, soit 12 % de tous les cancers. En tête : la bactérie Helicobacter pylori (760 000 cas, surtout des cancers de l'estomac), les papillomavirus ou HPV (750 000), le virus de l'hépatite B (360 000), le virus d'Epstein-Barr (260 000) et celui de l'hépatite C (160 000). L'Asie de l'Est concentre 990 000 cas, soit 42 % du total. L'Afrique subsaharienne a un taux supérieur à la moyenne mondiale : 28,5 cas pour 100 000 habitants, contre 22,7 ; certaines reprises de presse ont présenté ce chiffre comme un pourcentage, ce qu'il n'est pas.
NIVEAU DE PREUVE estimation par modélisation données mondiales 2024 The Lancet Oncology · 29 sept. 2026 relu par des pairs
L'ÉCLAIRAGE
Comment une infection peut-elle mener à un cancer ?
| 1. | Certains microbes installent une infection qui dure des années. L'inflammation chronique, ou l'ADN du virus inséré dans nos cellules, finit parfois par dérégler leur multiplication. |
| 2. | Être infecté ne veut pas dire avoir un cancer : la grande majorité des personnes porteuses de HPV ou de H. pylori n'en développeront jamais. |
| 3. | Le chiffre de 2,3 millions n'est pas un comptage de malades mais une fraction attribuable : une estimation de la part des cancers qui n'auraient pas eu lieu sans l'infection. C'est un calcul, avec ses marges d'incertitude. |
Pourquoi ça compte : contrairement à l'âge ou à la génétique, une infection se prévient (vaccin), se dépiste ou se traite (antibiotiques, antiviraux).
CE QU'EN DISENT
AUTEURS Gary Clifford CIRC, coauteur de l'étude« Le paysage des cancers liés aux infections continue d'évoluer à mesure que les connaissances scientifiques progressent » Source : franceinfo avec AFP →
AUTORITÉ DE SANTÉ CIRC (OMS) conclusion de l'articleLes auteurs citent des moyens dont l'efficacité est démontrée mais qu'ils jugent sous-utilisés : vaccination contre le HPV et l'hépatite B, dépistage et traitement du VIH, de H. pylori et des hépatites B et C, sécurité des injections, préservatifs et prophylaxie pré-exposition (PrEP), dépistage des lésions précancéreuses du col de l'utérus et de l'anus. L'étude n'a reçu aucun financement spécifique ; les auteurs ne déclarent aucun conflit d'intérêts. Source : PubMed →
Experts indépendants, associations de patients : pas de réaction relevée à la parution
CE QUE ÇA CHANGE Rien de nouveau à inventer, dès aujourd'hui : les vaccins contre le HPV et l'hépatite B, le dépistage du cancer du col et les traitements des hépatites existent déjà. L'étude mesure l'ampleur de ce qui pourrait être évité s'ils étaient plus utilisés, surtout dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
ET APRÈS ? Les auteurs estiment que ces chiffres doivent orienter la recherche de nouveaux outils de prévention, en particulier contre le virus d'Epstein-Barr, pour lequel il n'existe pas encore de vaccin autorisé.
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Un appareil de radiothérapie (illustration).
2 · NEUROCHIRURGIE
Méningiome opéré : une radiothérapie après la chirurgie réduit de moitié environ le risque de récidive
14 % de récidives avec radiothérapie |
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30 % sous simple surveillance IRM |
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157 patients opérés, 11 pays |
Ce qui s'est passé. L'essai ROAM/EORTC-1308, coordonné par l'université de Liverpool, a été publié le 25 septembre dans The Lancet et présenté le même jour au congrès de l'Association européenne de neuro-oncologie (EANO) à Rome. Entre 2016 et 2021, 157 patients chez qui le chirurgien avait retiré en totalité un méningiome atypique ont été répartis par tirage au sort, dans 58 hôpitaux de 11 pays dont la France : 78 ont reçu une radiothérapie (30 séances sur 6 semaines), 79 une simple surveillance par IRM. Après un suivi médian de 64 mois, la tumeur est revenue chez 11 patients du groupe radiothérapie (14 %) contre 24 du groupe surveillance (30 %). À 5 ans, 79,9 % des patients traités étaient en vie sans récidive, contre 64,3 %. Des effets indésirables graves liés aux rayons (grade 2 ou 3) sont survenus chez 5 des 66 patients effectivement irradiés (8 %), sans aucun décès lié au traitement.
NIVEAU DE PREUVE essai randomisé contrôlé, phase 3 157 participants ouvert (sans aveugle) The Lancet · 25 sept. 2026 relu par des pairs
L'ÉCLAIRAGE
Un méningiome, c'est quoi ?
C'est une tumeur qui naît des méninges, les membranes qui enveloppent le cerveau. Elle n'est pas un cancer du cerveau lui-même et elle est le plus souvent bénigne. L'Organisation mondiale de la santé les classe en trois grades. Le grade 2, dit « atypique », représente environ un quart des cas selon l'université de Liverpool : il a tendance à revenir, même quand le chirurgien a tout enlevé. D'où la question posée depuis des années : faut-il irradier tout de suite, ou surveiller et n'agir qu'en cas de retour ?
Pourquoi cet essai pèse lourd : le tirage au sort crée deux groupes comparables, donc la différence observée s'explique par le traitement, pas par le profil des patients. Ses limites : 157 patients, c'est peu, et l'incertitude reste large (le risque est réduit d'un peu moins de moitié, mais la fourchette statistique va d'un effet très fort à un effet faible). Les patients savaient quel traitement ils recevaient. Les effets tardifs des rayons, qui peuvent apparaître des années après, demandent un suivi plus long.
CE QU'EN DISENT
AUTEURS Damien Weber Institut Paul Scherrer et hôpital universitaire de Berne, coresponsable de l'essai« ROAM provides the first randomised evidence that early radiotherapy substantially reduces the risk of the tumour returning » Traduction : ROAM apporte la première preuve randomisée qu'une radiothérapie précoce réduit nettement le risque de retour de la tumeur. Source : université de Liverpool →
PATIENTS Helen Bulbeck cofondatrice de l'association brainstrust, aussi coautrice de l'article« For years, people with atypical meningioma have been asked to make a big decision without clear evidence » Traduction : pendant des années, on a demandé aux personnes atteintes d'un méningiome atypique de prendre une grande décision sans preuve claire. Source : brainstrust →
Financement et conflits d'intérêts : essai financé par l'institut public de recherche en santé britannique (NIHR), l'Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (EORTC) et le conseil de la recherche médicale australien (NHMRC). Plusieurs auteurs déclarent avoir reçu des honoraires de laboratoires pharmaceutiques. Source : PubMed →
Experts indépendants : The Lancet publie un commentaire de deux spécialistes non impliqués, que nous n'avons pas pu consulter
CE QUE ÇA CHANGE À court terme : les auteurs concluent que la radiothérapie doit être envisagée après l'ablation complète d'un méningiome atypique quand la prévention de la récidive compte plus que le risque d'effets tardifs. Ils insistent : la décision se prend au cas par cas, en discussion avec l'équipe soignante.
ET APRÈS ? Selon l'équipe de Liverpool, ces résultats seront intégrés aux recommandations nationales et internationales. Le suivi des patients doit se poursuivre pour mesurer les effets à long terme.
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L'acide acétylsalicylique, principe actif de l'aspirine.
3 · ÉTUDE
Aspirine et démence : un effet possible chez certains profils génétiques, une hypothèse à vérifier
1 % de démences sous aspirine (sous-groupe) |
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3,3 % sous placebo (même sous-groupe) |
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4,4 % d'hémorragies graves (2,1 % sous placebo) |
Ce qui s'est passé. Des chercheurs de l'université Monash (Australie) ont publié le 24 septembre dans Alzheimer's & Dementia une nouvelle analyse de l'essai ASPREE, qui avait comparé l'aspirine à faible dose à un placebo chez des personnes âgées. L'essai n'avait pas montré d'effet préventif sur la démence pour l'ensemble des participants. L'équipe a cette fois croisé les résultats avec les données génétiques de plus de 13 500 d'entre eux, en testant 1 848 « scores génétiques ». Le signal le plus net concerne des gènes liés au nombre de plaquettes sanguines : chez les 20 % de participants au score le plus élevé, 1 % des personnes sous aspirine ont développé une démence, contre 3,3 % sous placebo. Dans ce même groupe, les hémorragies graves ont été deux fois plus fréquentes sous aspirine (4,4 % contre 2,1 %). Les auteurs qualifient eux-mêmes ces résultats de pistes à valider.
NIVEAU DE PREUVE analyse secondaire d'un essai randomisé plus de 13 500 participants Alzheimer's & Dementia · 24 sept. 2026 relu par des pairs
L'ÉCLAIRAGE
Pourquoi ce résultat reste une hypothèse
| 1. | Chercher dans des sous-groupes après coup, c'est multiplier les chances de tomber sur un résultat dû au hasard. Avec 1 848 scores testés, quelques « signaux » sont attendus même sans effet réel. Les auteurs ont appliqué une correction statistique stricte pour ce problème, mais seule une nouvelle étude conçue pour ce sous-groupe pourra confirmer. |
| 2. | Un score génétique additionne l'effet de nombreuses petites variations de l'ADN. Il ne s'obtient pas en consultation courante aujourd'hui. |
| 3. | L'aspirine fluidifie le sang : c'est ce qui pourrait expliquer un effet, et c'est aussi ce qui augmente le risque de saignement. Dans ce sous-groupe, l'écart est le même dans les deux sens : environ 2,3 points de pourcentage de démences en moins, et autant d'hémorragies graves en plus. |
Pour rappel, l'article lui-même indique que l'aspirine n'est pas recommandée pour prévenir la démence.
CE QU'EN DISENT
AUTEURS Peter Fransquet université Monash, auteur principal« People shouldn't start taking aspirin to prevent dementia on the basis of this study without consulting with their doctor » Traduction : personne ne devrait commencer à prendre de l'aspirine pour prévenir la démence sur la base de cette étude sans consulter son médecin. Il cite en particulier le risque accru d'hémorragie grave. Les auteurs ne déclarent aucun conflit d'intérêts ; le financement n'est pas précisé dans les sources consultées. Source : The Australian Women's Weekly →
Experts indépendants, autorités de santé, associations de patients : pas de réaction relevée
CE QUE ÇA CHANGE Pas encore, ni pour les patients ni pour les soignants. C'est une piste de recherche sur une médecine « sur mesure », qui choisirait un traitement préventif selon le profil génétique.
ET APRÈS ? Les auteurs demandent que le résultat soit reproduit dans d'autres populations avant toute application.
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L'incendie de Lahaina vu depuis un bateau des garde-côtes américains, août 2023.
4 · SANTÉ PUBLIQUE
Après les incendies de Maui, des métaux dans l'organisme des habitants des mois plus tard
1 400 adultes testés 6 à 18 mois après |
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×40 antimoine vs référence américaine |
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×2,2 arsenic vs référence américaine |
Ce qui s'est passé. En août 2023, des incendies ont ravagé l'île de Maui, à Hawaï, et détruit la ville de Lahaina. Une équipe de l'université d'Hawaï a publié le 28 septembre dans la revue PNAS les analyses de 1 400 adultes examinés 6 à 18 mois après la catastrophe : 24 métaux mesurés dans les urines et un test du souffle (spirométrie) lors de la même visite. Par rapport aux valeurs de référence de la population américaine, les concentrations étaient plus élevées pour l'antimoine (environ 40 fois), le manganèse (3,8 fois), le baryum (2,3 fois) et l'arsenic (2,2 fois), avec les niveaux les plus hauts dans les zones les plus touchées. Plus la charge totale en métaux était élevée, plus les tests respiratoires anormaux étaient fréquents. Les chercheurs précisent qu'ils ne disposent pas de mesures d'avant l'incendie pour ces habitants.
NIVEAU DE PREUVE étude observationnelle 1 400 participants PNAS · 28 sept. 2026 relu par des pairs
L'ÉCLAIRAGE
Associé ne veut pas dire causé
Quand un feu brûle des maisons, des voitures, de l'électronique et du bois traité, et pas seulement de la forêt, il libère un mélange de substances qui peuvent rester dans les cendres, la poussière et le sol. Mesurer ces substances dans les urines s'appelle la biosurveillance : cela dit ce que le corps a absorbé récemment. L'étude montre une association entre métaux et souffle, mesurés le même jour. Elle ne prouve pas que les métaux ont abîmé les poumons : d'autres facteurs (fumée, tabac, emploi, sources de pollution plus anciennes) peuvent jouer, et sans mesure d'avant l'incendie, on ne sait pas quelle part vient du feu lui-même.
CE QU'EN DISENT
AUTEURS Ruben Juarez codirecteur de l'étude, université d'Hawaï« exposure may not end when the smoke clears » Traduction : l'exposition ne s'arrête peut-être pas quand la fumée se dissipe. Les auteurs ne déclarent aucun conflit d'intérêts. Source : université d'Hawaï →
EXPERT INDÉPENDANT Kekoa Taparra médecin, UCLA, non impliqué dans l'étude« climate-related disasters affect human health well beyond the immediate injuries and deaths we see during the event itself » Traduction : les catastrophes liées au climat affectent la santé bien au-delà des blessures et des décès immédiats que l'on voit pendant l'événement. Source : dépêche AP via WSLS →
Autorités sanitaires d'Hawaï, associations d'habitants : pas de réaction relevée
CE QUE ÇA CHANGE Pour les autorités : selon les auteurs, surveiller seulement la qualité de l'air pendant et juste après un incendie peut sous-estimer l'exposition réelle. Le nettoyage des sols, des débris et des poussières compte aussi.
ET APRÈS ? Une subvention de 3,6 millions de dollars sur cinq ans de l'Institut national américain des sciences de la santé environnementale (NIEHS) doit permettre de suivre environ 1 000 habitants et de rechercher les sources de cette pollution.
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EN BREF
Métastases cérébrales opérées : fractionner la radiochirurgie donne de meilleurs résultats. L'essai américain Alliance A071801, présenté le 28 septembre au congrès de radiothérapie ASTRO à Boston, a comparé chez 242 patients opérés d'une métastase cérébrale une irradiation ciblée de la cavité en une seule séance ou répartie en plusieurs. Avec le fractionnement, la zone opérée restait sans récidive à un an chez 87 % des patients contre 81 %, et la survie médiane était de 29 mois contre 20, sans plus d'effets indésirables. Résultats de congrès, pas encore publiés dans une revue.
Chirurgie et îlots de chaleur urbains. Selon une étude de l'université d'État de l'Ohio présentée au congrès du Collège américain des chirurgiens (ACS), qui se tient jusqu'au 29 septembre à Washington, les patients vivant dans les quartiers les plus chauds récupèrent moins bien après une opération lourde : au-delà d'un seuil, chaque degré supplémentaire est associé à 8 % de risque en plus de ne pas avoir une convalescence sans complication, réadmission ni séjour prolongé (697 552 patients). Étude observationnelle, non publiée dans une revue. Information d'une seule source (communiqué de l'ACS), à confirmer.
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LE CHIFFRE DU JOUR
760 000
nouveaux cancers attribués en 2024 à la bactérie Helicobacter pylori, qui se loge dans l'estomac et se traite par antibiotiques. C'est la première cause infectieuse de cancer dans le monde, selon le CIRC.
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| À VENIR |
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| Début de la campagne de vaccination contre la grippe et le Covid-19, menées ensemble, pour les personnes à risque de forme grave et leur entourage. Les deux vaccins peuvent être faits le même jour. Sources : ARS · Vidal · Ordre des pharmaciens |
| Congrès européen de cancérologie ESMO à Madrid, jusqu'au 27 octobre : de nombreux résultats d'essais y seront présentés, dont ceux de l'essai SAFFRON sur un cancer du poumon. Sources : GlobeNewswire · OncoDaily · BioSpace |
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LE LEXIQUE DU JOUR
Essai randomisé contrôlé Une étude où les participants sont répartis par tirage au sort entre le traitement testé et un groupe de comparaison (placebo, surveillance ou autre traitement). C'est la méthode qui permet le mieux d'attribuer un effet au traitement.
Analyse en sous-groupe Regarder, après coup, si un traitement marche mieux chez une partie des participants (selon l'âge, le sexe, les gènes). Utile pour trouver des pistes, fragile pour conclure.
Fraction attribuable La part des cas d'une maladie qui disparaîtrait si un facteur de risque (une infection, le tabac) était supprimé. C'est une estimation calculée, pas un comptage.
Étude observationnelle Les chercheurs observent sans intervenir. Elle peut montrer que deux choses vont ensemble (une association), mais pas que l'une cause l'autre.
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ÉCLAIRAGE SANTÉ · Comprendre avant de se faire une opinion.
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Notre méthode : chaque fait est confirmé par au moins 3 sources, dont une primaire ou officielle (l'étude elle-même, un institut, une autorité de santé ou une agence de presse). Les chiffres sont vérifiés sur le résumé de l'étude. Les citations entre guillemets ont été vérifiées mot pour mot dans le texte des articles cités ; les citations en anglais sont données dans leur langue d'origine, suivies d'une traduction.
Voix rapportées : Auteurs 4 · Expert indépendant 1 · Patients 1
Photos : Wikimedia Commons.
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