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2 · NEUROCHIRURGIE

Méningiome opéré : une radiothérapie après la chirurgie réduit de moitié environ le risque de récidive

Mardi 29 septembre 2026 · 5 sources · 14 min de lecture

Un appareil de radiothérapie dans une salle de traitementUn appareil de radiothérapie dans une salle de traitement

14 %

de récidives avec radiothérapie

30 %

sous simple surveillance IRM

157

patients opérés, 11 pays

CE QUI S'EST PASSÉ

L'essai ROAM/EORTC-1308, coordonné par l'université de Liverpool, a été publié le 25 septembre dans The Lancet et présenté le même jour au congrès de l'Association européenne de neuro-oncologie (EANO) à Rome. Entre 2016 et 2021, 157 patients chez qui le chirurgien avait retiré en totalité un méningiome atypique ont été répartis par tirage au sort, dans 58 hôpitaux de 11 pays dont la France : 78 ont reçu une radiothérapie (30 séances sur 6 semaines), 79 une simple surveillance par IRM. Après un suivi médian de 64 mois, la tumeur est revenue chez 11 patients du groupe radiothérapie (14 %) contre 24 du groupe surveillance (30 %). À 5 ans, 79,9 % des patients traités étaient en vie sans récidive, contre 64,3 %. Des effets indésirables graves liés aux rayons (grade 2 ou 3) sont survenus chez 5 des 66 patients effectivement irradiés (8 %), sans aucun décès lié au traitement.

L'ÉCLAIRAGE

Un méningiome, c'est quoi ?

C'est une tumeur qui naît des méninges, les membranes qui enveloppent le cerveau. Elle n'est pas un cancer du cerveau lui-même et elle est le plus souvent bénigne. L'Organisation mondiale de la santé les classe en trois grades. Le grade 2, dit « atypique », représente environ un quart des cas selon l'université de Liverpool : il a tendance à revenir, même quand le chirurgien a tout enlevé. D'où la question posée depuis des années : faut-il irradier tout de suite, ou surveiller et n'agir qu'en cas de retour ? Pourquoi cet essai pèse lourd : le tirage au sort crée deux groupes comparables, donc la différence observée s'explique par le traitement, pas par le profil des patients. Ses limites : 157 patients, c'est peu, et l'incertitude reste large (le risque est réduit d'un peu moins de moitié, mais la fourchette statistique va d'un effet très fort à un effet faible). Les patients savaient quel traitement ils recevaient. Les effets tardifs des rayons, qui peuvent apparaître des années après, demandent un suivi plus long.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

À court terme : les auteurs concluent que la radiothérapie doit être envisagée après l'ablation complète d'un méningiome atypique quand la prévention de la récidive compte plus que le risque d'effets tardifs. Ils insistent : la décision se prend au cas par…

ET APRÈS ?

  1. 1

    Selon l'équipe de Liverpool, ces résultats seront intégrés aux recommandations nationales et internationales

  2. 2

    Le suivi des patients doit se poursuivre pour mesurer les effets à long terme

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