2 · TRAITEMENT
Covid long : un casque magnétique à domicile testé sur 30 personnes, résultats préliminaires
Vendredi 2 octobre 2026 · 4 sources · 13 min de lecture
30
adultes, tirés au sort 2 pour 1
4 sem.
de séances, 2 fois par semaine
0
effet indésirable lié au dispositif
CE QUI S'EST PASSÉ
Des chercheurs de l'Icahn School of Medicine at Mount Sinai (New York) ont publié le 28 septembre dans Brain Communications un essai pilote sur un casque à champ magnétique de très faible intensité, destiné aux personnes qui gardent des troubles cognitifs (le « brouillard cérébral ») après un Covid long. Trente adultes présentant une atteinte cognitive objectivée ont été répartis au hasard, à raison de deux pour un, entre le casque actif et un casque factice indiscernable. Ils l'ont utilisé chez eux, 15 minutes deux fois par semaine pendant quatre semaines, avec un suivi jusqu'à la huitième semaine. Le critère principal était la faisabilité : tous les participants ayant terminé l'essai ont suivi l'intégralité des séances et aucun effet indésirable lié au dispositif n'a été rapporté. Sur les critères secondaires, le groupe actif fait mieux que le groupe factice sur trois tests cognitifs (séquençage de chiffres, rappel verbal, dénomination de couleurs, avec des valeurs p entre 0,026 et 0,049) et sur le bien-être émotionnel à la huitième semaine (p = 0,017). Les auteurs qualifient ces résultats de préliminaires, à confirmer dans des essais plus grands.
Que prouve un essai « pilote » ?
Le brouillard cérébral. Après un Covid long, certaines personnes gardent des difficultés de mémoire, d'attention et de rapidité de pensée qui pèsent sur la vie quotidienne. Un essai pilote. C'est une répétition générale à petite échelle : il teste surtout si le traitement est faisable et sûr, pas s'il est efficace. Avec 30 personnes, le hasard pèse lourd. Le dispositif factice. Un casque identique mais inactif permet de séparer l'effet réel de l'effet « placebo », c'est-à-dire l'amélioration due à la seule attente d'un bénéfice. Une valeur p proche de 0,05. Quand on compare de nombreux tests, quelques écarts « significatifs » peuvent apparaître par hasard. Ici, trois tests cognitifs sur ceux mesurés ressortent, avec des valeurs entre 0,026 et 0,049 : c'est un signal à vérifier, pas une preuve. Elle rappelle que les symptômes cognitifs comptent parmi les manifestations les plus persistantes et invalidantes du Covid long, avec peu de traitements validés. Elle juge encourageant que les améliorations aient persisté après la fin du traitement.
LES POINTS DE VUE
CE QUE ÇA CHANGE
Rien pour les patients aujourd'hui : le casque reste expérimental, et les résultats portent sur 30 personnes sur huit semaines. Toute décision sur la prise en charge d'un Covid long se discute avec un professionnel de santé.
ET APRÈS ?
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Des essais multicentriques plus larges sont nécessaires pour préciser les doses, la durée des effets et les mécanismes (Neuroscience News)
