3 · ÉTUDE
Arthrose du genou : une radiothérapie à faible dose associée à moins de prothèses après 12 ans, dans une étude présentée en congrès
Vendredi 2 octobre 2026 · 4 sources · 13 min de lecture
−67 %
risque ajusté d'incapacité
14 %
prothèses, contre 36 % (stade 2)
292
participants, suivi de 11,9 ans
CE QUI S'EST PASSÉ
Le 27 septembre, lors du congrès annuel de la Société américaine de radiothérapie (ASTRO) à Boston, des chercheurs ont présenté le suivi à long terme d'une étude randomisée sur 292 personnes atteintes d'arthrose symptomatique du genou. Les participants ont reçu soit de la glucosamine et de la chondroïtine seules, soit les mêmes produits associés à une radiothérapie à faible dose, 4,5 grays au total en 10 séances. Après un suivi médian de 11,9 ans, la radiothérapie est associée à un risque ajusté d'incapacité inférieur de 67 %. Chez les patients au stade 2 de l'arthrose, 14 % ont eu une prothèse de genou contre 36 % avec les médicaments seuls, soit 64 % de moins. L'IRM montre aussi moins de dégradation de l'articulation, et une amélioration de la douleur et de la fonction plus durable. Il s'agit de résultats présentés en congrès, issus d'un centre unique en Russie selon un résumé de presse ; leur publication dans une revue relue par des pairs n'est pas confirmée dans les sources consultées.
Pourquoi ce résultat est un signal, pas une preuve
L'arthrose du genou. Le cartilage de l'articulation s'use, ce qui provoque douleur et raideur ; la prothèse est l'étape ultime. Les stades 0 à 2 sont les stades précoces. Le groupe témoin. Les participants du groupe témoin ne recevaient pas de fausse radiothérapie. Quand on sait qu'on est traité, la douleur déclarée peut baisser sous l'effet de l'attente : c'est pourquoi un traitement factice sert de comparaison dans les essais les plus solides. Les chercheurs prévoient justement un essai multicentrique avec une radiothérapie simulée. Ce qui pèse plus lourd. La pose d'une prothèse est un événement objectif, moins sensible à l'attente ; la différence de 14 % contre 36 % mérite donc attention, mais elle vient d'un seul centre. Il estime que le stade 2 de l'arthrose pourrait être une fenêtre où la maladie est installée sans que les lésions soient déjà étendues. Il annonce un essai randomisé multicentrique avec une radiothérapie simulée comme comparaison.
LES POINTS DE VUE
CE QUE ÇA CHANGE
Pas de changement de pratique à ce stade : il s'agit d'un résumé présenté en congrès et d'un seul centre. Les choix de traitement de l'arthrose se discutent avec un médecin.
ET APRÈS ?
- 1
Essai multicentrique contre radiothérapie simulée annoncé, puis éventuelle publication relue par des pairs
