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Ebola au Congo : plus de 4 000 morts, sans vaccin ni traitement approuvé contre ce virus

Dimanche 4 octobre 2026 · 5 sources · 12 min de lecture

Particules du virus Ebola (en vert) à la surface d'une cellule, image au microscope électronique (illustration)Particules du virus Ebola (en vert) à la surface d'une cellule, image au microscope électronique (illustration)

4 018

décès au 2 octobre

8 300

cas confirmés

48 %

de décès parmi les cas confirmés

CE QUI S'EST PASSÉ

Vendredi 2 octobre 2026, les autorités congolaises ont annoncé 4 018 décès pour 8 300 cas confirmés, dont 2 162 guérisons, soit 48,4 % de décès parmi les cas confirmés. L'épidémie, déclarée le 15 mai dans la province d'Ituri, est due au virus Bundibugyo, une espèce de virus Ebola pour laquelle l'OMS indique qu'il n'existe ni vaccin ni traitement approuvé. Elle touche désormais sept provinces du nord et de l'est du pays, selon franceinfo. Dans son dernier point détaillé (données au 7 septembre), l'OMS comptait 6 778 cas confirmés et 3 269 décès, dont 20 cas en Ouganda et 1 en France. Plus de 50 soignants sont morts. Cette semaine, un camp de déplacés abritant un centre de transit pour malades, près de Bunia, a été incendié par des soldats, ce qui a forcé environ 19 000 personnes à fuir. Selon CIDRAP, 278 cas confirmés ont été recensés lors de la dernière semaine de septembre et 192 décès, contre un pic de 364 décès hebdomadaires à la mi-août, mais les autorités peinent à établir les chiffres et les tendances.

L'ÉCLAIRAGE

Qu'est-ce que le virus Bundibugyo ?

Ebola désigne plusieurs virus voisins. Celui qui circule ici, Bundibugyo, n'est pas celui contre lequel le vaccin Ervebo a été conçu (l'espèce Zaïre). Son efficacité contre Bundibugyo est en cours d'évaluation, selon CIDRAP. Les 48 % correspondent aux décès parmi les cas confirmés. Ce pourcentage peut être biaisé : les cas légers sont moins souvent testés, et les décès récents ne sont pas tous encore comptés. Pourquoi c'est difficile à contrôler : l'OMS cite la détection précoce, l'isolement, le suivi des contacts et les enterrements sécurisés. Or le suivi n'a atteint que 78,7 % des contacts accessibles, soit 23 % du nombre de contacts attendu (CIDRAP), dans une zone d'insécurité et de méfiance de la population. Dans son évaluation du 14 août, l'OMS classe le risque comme très élevé en République démocratique du Congo, élevé dans les pays voisins et faible pour le reste de la région africaine et le monde. Il est arrivé à Bunia le 2 octobre pour afficher le soutien de la France. Selon franceinfo, la France a alloué 13,4 millions d'euros à la riposte entre janvier et juillet 2026 ; les États-Unis ont annoncé 267 millions de dollars supplémentaires.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Pour les habitants des zones touchées, la réponse repose sur l'isolement des malades et le suivi des contacts, faute de vaccin ou de traitement approuvé. Pour le reste du monde, l'OMS évaluait le risque comme faible dans sa dernière évaluation (14 août). En…

ET APRÈS ?

  1. 1

    Des essais cliniques sont en cours

    l'essai PARTNERS a inclus plus de 300 cas confirmés au 7 septembre, et Ervebo est utilisé chez des soignants dans des protocoles de recherche (OMS)

  2. 2

    Aucun produit n'a, à ce jour, démontré son efficacité contre ce virus

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