2 · CHIRURGIE
Chirurgie en France : l'Académie propose de suspendre l'activité d'environ 200 établissements
Dimanche 4 octobre 2026 · 4 sources · 12 min de lecture
~200
établissements concernés
65 %
de chirurgie ambulatoire (2025)
20 000
lits jugés utiles sur 52 600 (2023)
CE QUI S'EST PASSÉ
Le 30 septembre 2026, l'Académie nationale de chirurgie a présenté son rapport « La chirurgie en 2035 ». Elle estime qu'il faut envisager de suspendre l'activité chirurgicale dans environ 200 établissements, surtout de petite taille. Selon les données analysées, 117 à 311 sites ont réalisé en 2024 moins de 2 000 à 4 000 séjours chirurgicaux, selon le seuil retenu. L'Académie précise que l'objectif n'est pas de fermer des hôpitaux mais de constituer des équipes chirurgicales de qualité. Elle propose une cartographie nationale du niveau de qualité, fondée sur quatre indicateurs mesurés à 30 jours : réhospitalisation, réintervention, transfert et mortalité postopératoire. Elle vise aussi 80 % de chirurgie ambulatoire, contre 65,1 % en 2025, et juge que 20 000 des 52 600 lits de chirurgie existants en 2023 seraient utiles dans le modèle cible.
Pourquoi parler de volume d'activité ?
L'idée générale : une équipe qui réalise souvent une opération est entraînée et s'appuie sur un plateau technique complet. D'où les seuils minimaux d'activité. Mais le volume est un indicateur indirect : il ne dit pas si une équipe précise est bonne ou non. C'est pourquoi l'Académie propose aussi de mesurer les résultats à 30 jours. Le nombre de sites concernés dépend du seuil choisi : de 117 à 311 selon qu'on retient 2 000 ou 4 000 séjours par an. Un rapport d'académie est une prise de position d'experts, non une démonstration chiffrée de résultats par établissement. Il indique qu'il faut restructurer pour des raisons de qualité, dans l'intérêt des patients, et qu'il n'est pas question de déserts chirurgicaux en France, bien au contraire.
LES POINTS DE VUE
CE QUE ÇA CHANGE
À ce stade, rien ne change : ce sont des recommandations, pas une décision. Le rapport ne ferme aucun établissement et ne fixe pas lui-même le seuil retenu (trois seuils sont étudiés).
ET APRÈS ?
- 1
Il revient aux autorités de santé et au Parlement de s'en saisir
- 2
Les sources consultées ne donnent pas de calendrier
