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1 · ÉTUDE

Vaccination : le microbiote intestinal lié à l'intensité de la fièvre

Samedi 10 octobre 2026 · 3 sources · 10 min de lecture

Centre de vaccination contre le Covid-19 à Gdańsk, Pologne (illustration)
Centre de vaccination contre le Covid-19 à Gdańsk, Pologne (illustration)© LukaszKatlewa · CC BY-SA 4.0

7 j

de température relevée avant et après le vaccin

2021

début de l'étude µHEAT (vaccins Covid 2021-2022)

Souris

greffe de microbiote puis vaccination

CE QUI S'EST PASSÉ

Le 8 octobre 2026, la revue Science a publié l'étude µHEAT, menée par le Max Planck Institute for Biology de Tübingen (Allemagne) avec l'Institut Pasteur et l'Inserm à Paris. Des adultes en bonne santé, vaccinés contre le Covid-19 en 2021 et 2022, ont fourni des selles et du sang et ont relevé leur température pendant la semaine précédant et la semaine suivant l'injection. La fièvre varie beaucoup d'une personne à l'autre. Avant la vaccination, ceux qui feront ensuite le plus de fièvre ont davantage de bactéries dotées de gènes de mobilité, notamment ceux des flagelles, ces filaments qui font nager les bactéries, et un terrain plus inflammatoire. Chez des souris sans microbiote, la greffe du microbiote de personnes à forte fièvre provoque une inflammation plus marquée après vaccination, en partie parce que les souris détectent la flagelline, protéine du flagelle. Les participants qui mangent beaucoup de fruits et légumes ont en général une fièvre plus faible. Le communiqué de l'Inserm ne précise pas le nombre de participants.

L'ÉCLAIRAGE

Le microbiote, c'est l'ensemble des bactéries de l'intestin. Certaines portent un flagelle, un filament qui leur permet de se déplacer, fait d'une protéine, la flagelline, que le système immunitaire repère. Les chercheurs proposent qu'un microbiote riche en bactéries à flagelles installe un état d'alerte immunitaire de départ, qui amplifie la réaction au vaccin. Ce que ça prouve, et ce que ça ne prouve pas. Chez l'humain, l'étude observe une association : elle ne montre pas que le microbiote cause la fièvre. Le lien de cause est testé chez la souris, et un résultat chez la souris n'est pas un résultat chez l'humain. L'effet de l'alimentation sur la fièvre vaccinale n'est pas démontré chez l'humain, la première auteure appelle à des études d'intervention. La fièvre est une réponse normale à un vaccin.

Le microbiote, c'est l'ensemble des bactéries de l'intestin. Certaines portent un flagelle, un filament qui leur permet de se déplacer, fait d'une protéine, la flagelline, que le système immunitaire repère. Les chercheurs proposent qu'un microbiote riche en bactéries à flagelles installe un état d'alerte immunitaire de départ, qui amplifie la réaction au vaccin. Ce que ça prouve, et ce que ça ne prouve pas. Chez l'humain, l'étude observe une association : elle ne montre pas que le microbiote cause la fièvre. Le lien de cause est testé chez la souris, et un résultat chez la souris n'est pas un résultat chez l'humain. L'effet de l'alimentation sur la fièvre vaccinale n'est pas démontré chez l'humain, la première auteure appelle à des études d'intervention. La fièvre est une réponse normale à un vaccin.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Pour les personnes vaccinées, rien ne change : la vaccination reste recommandée selon le calendrier, et la fièvre légère après une injection est fréquente.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Les auteurs appellent à des études d'intervention chez l'humain pour tester si changer l'alimentation modifie la réponse aux vaccins

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