3 · CHIRURGIE
Hanche et genou : la chirurgie robotique ne réduit pas les reprises
Samedi 10 octobre 2026 · 4 sources · 10 min de lecture
1,36 M
prothèses analysées (hanches et genoux)
≈2,5
années de suivi en moyenne
£1 M
coût d'un système robotique, + £1 000 à 2 500 par acte
CE QUI S'EST PASSÉ
Le 1er octobre 2026, le BMJ a publié deux études d'équipes des universités d'Oxford, de Bristol et de Queen Mary (Londres), fondées sur le registre britannique des prothèses (National Joint Registry, 2018 à 2024). Elles comparent la pose assistée par robot à la pose classique : 666 283 prothèses de hanche (dont 10 203 posées avec un robot) et 697 145 prothèses de genou, totales ou partielles (dont 22 111 avec un robot). Le suivi moyen est d'environ 2,5 ans. Pour la hanche comme pour le genou, la survie de l'implant, le risque de réopération et les complications pendant l'intervention sont similaires dans les deux groupes. Pour la hanche, le robot est associé à moins de reprises liées à un mauvais positionnement de l'implant, sans baisse du total des reprises. Le NHS prévoit de multiplier par sept les interventions robotisées d'ici 2035.
La technique. Pour poser une prothèse de hanche ou de genou, le chirurgien peut utiliser un bras robotisé qui guide la découpe de l'os et le positionnement de l'implant. L'objectif est une pose plus précise. Pourquoi ce type d'étude prouve moins qu'un essai. Ici, personne n'a tiré au sort le robot ou la méthode classique : les chercheurs ont reconstitué après coup des groupes comparables à partir du registre, avec une méthode dite d'émulation d'essai cible. Elle réduit les biais, sans les supprimer. Le suivi de 2,5 ans est court pour une prothèse qui doit durer des années : une différence pourrait apparaître plus tard. Les résultats ressentis par les patients (douleur, mobilité) ne sont pas l'objet de ces études ; des essais randomisés (RACER) sont en cours.
La technique. Pour poser une prothèse de hanche ou de genou, le chirurgien peut utiliser un bras robotisé qui guide la découpe de l'os et le positionnement de l'implant. L'objectif est une pose plus précise. Pourquoi ce type d'étude prouve moins qu'un essai. Ici, personne n'a tiré au sort le robot ou la méthode classique : les chercheurs ont reconstitué après coup des groupes comparables à partir du registre, avec une méthode dite d'émulation d'essai cible. Elle réduit les biais, sans les supprimer. Le suivi de 2,5 ans est court pour une prothèse qui doit durer des années : une différence pourrait apparaître plus tard. Les résultats ressentis par les patients (douleur, mobilité) ne sont pas l'objet de ces études ; des essais randomisés (RACER) sont en cours.
LES POINTS DE VUE
CE QUE ÇA CHANGE
Pour un patient, ces données ne montrent pas d'avantage du robot sur la durée de vie de la prothèse à 2,5 ans, ni d'inconvénient. Le choix de la technique se discute avec le chirurgien.
ET APRÈS ?
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Un suivi plus long du registre et les essais randomisés RACER diront si le robot améliore la récupération ou la longévité de la prothèse
