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Mélanome opéré : un vaccin à ARN et pembrolizumab, moins de récidives

Dimanche 25 octobre 2026 · 4 sources · 11 min de lecture

Un dermatoscope allumé, instrument d'examen des grains de beauté (illustration)
Un dermatoscope allumé, instrument d'examen des grains de beauté (illustration)© Marcobiomed · CC BY-SA 4.0

0,58

rapport de risque de récidive

82,2 %

sans récidive à 24 mois (70,0 %)

1 137

patients dans l'essai

CE QUI S'EST PASSÉ

Samedi 24 octobre, à Madrid, au congrès de la Société européenne d'oncologie médicale (ESMO), Georgina Long a présenté les résultats de l'essai de phase 3 INTerpath-001, mené par Merck et Moderna. Il a suivi 1 137 adultes opérés d'un mélanome de stade IIB à IV, tirés au sort (2 pour 1) entre pembrolizumab plus intismeran autogene, un traitement à ARN messager conçu pour chaque patient à partir des mutations de sa tumeur, et pembrolizumab plus placebo. Après 24,6 mois de suivi médian, le risque de récidive ou de décès est plus faible dans le groupe traité (rapport de risque 0,58 ; intervalle de confiance à 95 % de 0,45 à 0,75) : 82,2 % des patients sont sans récidive à 24 mois, contre 70,0 %. Le risque de métastases à distance est aussi plus faible (0,62). La survie globale ne diffère pas de façon significative à ce stade (0,77 ; 0,45 à 1,31), les données étant encore immatures. Des événements indésirables de grade 3 à 5 touchent 23,6 % des patients du groupe traité contre 20,3 %, et 16,6 % contre 9,5 % ont arrêté au moins un médicament pour un effet indésirable ; 8 décès liés à un effet indésirable (1,1 %) sont survenus dans le groupe traité, contre aucun, sans qu'aucun soit attribué à l'intismeran. Les chiffres détaillés viennent du compte rendu de Targeted Oncology, l'article scientifique complet n'étant pas encore publié.

L'ÉCLAIRAGE

Comment marche un vaccin à ARN contre un cancer ?

  1. 1Le mélanome est un cancer de la peau né des cellules qui fabriquent le pigment. Aux stades IIB à IV, la tumeur est retirée par chirurgie, mais le cancer peut revenir : le traitement après l'opération vise à retarder ou éviter ce retour.
  2. 2Le pembrolizumab est une immunothérapie : il aide le système immunitaire à reconnaître les cellules cancéreuses. L'intismeran autogene y ajoute un « mode d'emploi » en ARN messager, taillé sur mesure : il code jusqu'à 34 néoantigènes, des fragments de protéines propres à la tumeur de chaque patient (OncoDaily).
  3. 3Pourquoi cet essai pèse lourd : il compare deux groupes tirés au sort, avec un placebo, sur plus de mille personnes. Mais il reste une analyse intermédiaire, présentée en congrès, et la survie globale (vivre plus longtemps) n'est pas encore démontrée.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Pas de disponibilité hors essais : ce traitement n'est autorisé nulle part pour cet usage dans les sources consultées. Pour les patients concernés, le résultat suggère un bénéfice sur la récidive, pas encore sur la durée de vie.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Le suivi se poursuit pour la survie globale, jugée immature à ce stade

  2. 2

    Une autorisation suppose le dépôt d'un dossier auprès des autorités de santé

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