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Anesthésie : l'essai VITAL ne voit pas de différence entre deux techniques

Mercredi 21 octobre 2026 · 4 sources · 11 min de lecture

Un anesthésiste prépare une anesthésie générale avant une opération (illustration)
Un anesthésiste prépare une anesthésie générale avant une opération (illustration)© U.S. Navy / Capt. Jaime A. Quejada · Domaine public

22,5 j

vivant et à domicile sous anesthésie par voie veineuse

22,4 j

idem avec les gaz anesthésiques

≈ 2 500

patients, 49 hôpitaux du NHS

CE QUI S'EST PASSÉ

L'essai britannique VITAL, paru dans le numéro du 13 octobre de JAMA (DOI 10.1001/jama.2026.11065), a comparé deux manières d'endormir des patients de 50 ans et plus opérés d'une chirurgie majeure non cardiaque programmée, dans 49 hôpitaux du NHS entre janvier 2022 et avril 2024. La moitié a reçu une anesthésie intraveineuse totale (perfusion de propofol), l'autre moitié une anesthésie avec gaz anesthésiques inhalés. Le critère principal est le nombre de jours passés en vie et à domicile dans les 30 jours suivant l'opération : 22,5 jours contre 22,4 (rapport 1,00 ; intervalle de confiance à 95 % : 0,99 à 1,02), sans différence significative. Les complications majeures, le délire postopératoire et la mortalité à 30 jours, 90 jours et 6 mois sont similaires. Le lendemain de l'opération, les patients du groupe intraveineux signalent moins de soif, d'enrouement, de nausées et de vomissements. Le financeur est le National Institute for Health and Care Research. Le nombre de participants est de 2 507 selon l'Université de Warwick et de 2 508 selon le résumé de JAMA.

L'ÉCLAIRAGE

Anesthésie par voie veineuse ou par gaz : quelle différence ?

Deux façons d'endormir. Dans l'une, un médicament (le propofol) est perfusé dans une veine. Dans l'autre, le patient respire un gaz anesthésique. Les anesthésistes débattent depuis des années de la meilleure option. Un essai « pragmatique ». Il compare deux pratiques courantes dans des hôpitaux ordinaires, et pas dans des conditions de laboratoire. Ce que prouve l'absence de différence. L'essai ne montre pas que les deux techniques sont rigoureusement identiques : il ne voit pas d'écart sur le critère retenu, ici les jours en vie et à domicile, chez des patients de 50 ans et plus. Les patients et les équipes savaient quelle technique était utilisée (essai en ouvert). Citation originale en anglais : le choix de l'anesthésique général pour une chirurgie majeure peut continuer de reposer sur la préférence du patient et du médecin.

LES POINTS DE VUE

CE QUE ÇA CHANGE

Pour un patient de 50 ans ou plus opéré d'une chirurgie majeure, l'essai suggère que le type d'anesthésie ne change ni la durée de récupération ni la mortalité.

ET APRÈS ?

  1. 1

    Pas de nouvelle étape réglementaire

    il s'agit de deux pratiques déjà utilisées

  2. 2

    Les sociétés d'anesthésie pourront intégrer ce résultat à leurs recommandations

  3. 3

    aucune annonce n'est signalée dans les sources consultées

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